Nouvelles

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Visages

Auteur : Andric Ivo

PRIX : 15.00 €

Traduit du serbo-croate par Lj. Huibner-Fuzellier et R. Fuzellier

Sommaire Visages / Où l’on parle de sel / Conversation / Byron à Sintra / La chasse au tétras / La faux / En hiver / Sommeil et veille sous le petit charme / En conflit avec le monde / L’excursion / Célébration / Grève à la manufacture de tapis / Du côté où le soleil donne / Le soleil / A la ferme d’État / Paroles / Dévastations / Georges Georgévitch / Au stade / La danse / Vacances d’été dans le sud

Visages (1960), l’un des plus célèbres recueils de nouvelles d’Ivo Andrić, prix Nobel de littérature en 1961, était resté inexplicablement inédit en français jusqu’à ce jour (six seulement, parmi les vingt et un récits que rassemble l’ouvrage, avaient été traduits). Et pourtant c’est dans ce registre peut-être qu’Andrić, donne son meilleur : au point d’égaler parfois Tchekhov conteur. Lui-même était conscient d’avoir composé là – avec grand soin – un florilège où se trouveraient mises en valeur toutes les facettes de son art.
Soit un « portrait » kaléidoscopique, formidablement vivant, de la Bosnie d’hier – telle en tout cas qu’elle perdura jusqu’à la dernière Guerre mondiale : une contrée encore protégée par ses montagnes, rudement agreste, et d’esprit profondément balkanique, c’est-à-dire tout ensemble ensauvagé, généreux et insoumis. Le texte intitulé « Visages », qui donne son titre au recueil, dit assez que, par-delà les violences et les absurdités de l’Histoire, c’est le grand mystère de la face humaine que l’écrivain interroge d’abord ici, où joies et souffrances ont tracé, ont creusé ces mille hiéroglyphes qui épellent en silence la langue du destin et que nous n’aurons jamais fini de déchiffrer.