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Terre des plus magnifiques créations artistiques, qui figurent dans les anthologies de l'art universel, le Kossovo est également la terre de la grandiose épopée inspirée par un célèbre événement de l'histoire médiévale, la bataille de Kossovo entre les armées serbes et turques en 1389. C'est surtout à travers sa réception en France que Comnène Betchirovitch présente L'Épopée de Kossovo, en citant amplement une multitude d'auteurs éminents, historiens et slavisants, l'ayant interprétée ou traduite, tels que Adam Mickiewicz, Xavier Marmier, Adolphe d'Avril, Saint-René Taillandier, Ernest Denis, Victor Bérard, Édouard Schuré, Augustin Chaboseau, Frantz Funck-Brentano, Charles Diehl et bien d'autres dont les voix unies constituent un véritable hymne de la France à la Serbie.
Par décision de l'Assemblée des Evêques de l'Eglise orthodoxe serbe du 23 (10) mai 2003, ce Memorandum est publié comme document officiel de l'Eglise orthodoxe serbe.
Qu'est-ce alors que la question du Kosovo?
Du point de vue albanais, une affaire de chiffres : neuf dixièmes de la population locale et une démographie explosive.
Du point de vue américain, une affaire géostratégique : le cap occidental de l'Islam asiatique, qu'il s'agit de contrôler.
Du point de vue allemand (et donc européen), un problème socio-économique : une source de réfugiés encombrants qu'on aimerait voir refluer là d'où ils sont venus. Et le point de vue serbe?
Les ONG islamiques sont présentes dans les Balkans depuis 1993. Elles soutiennent les musulmans impliqués dans les conflits bosniaque, kosovar et macédonien et utilisent l'Albanie comme base arrière. Ces organisations ont eu un rôle militant et parfois militaire tant auprès des islamistes bosniaques qu'auprès des irrédentistes albanais du Kosovo et de Macédoine. Certaines sont liées à AI-Qaïda. Ainsi, elles véhiculent une conception très particulière de l'humanitaire et de ses méthodes.
Plus de 1 300 monuments de l’art sacré serbe recensés sur le territoire central de la Serbie médiévale sont aujourd’hui situés dans la région du Kosovo et de Metohija. Ces régions étaient, d’une part, étroitement liées au littoral par des villes comme Kotor ou Bar, d’autre part, tournées vers les régions orientales du pays. Les monuments les plus remarquables des XIIIe et XIVe siècles ont été édifiés au Kosovo et Metohija, et se sont enrichis jusqu’à la grande migration provoquée par la guerre turco-autrichienne à la fin du XVIIe siècle et durant la première moitié du XVIIIe siècle.