Génocide 1941-1945

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Assassins au nom de Dieu

Auteur : Laurière Hervé

PRIX : 13 €

Ce livre est paru pour la première fois en 1951 à Paris, sous pseudonyme, et a rapidement disparu des librairies. Les circonstances de sa publication illustrent la pression qu’exerçaient conjointement le régime communiste de Tito et les oustachis (fascistes croates) hébergés en Occident sur tous ceux qui tentaient d’ouvrir le dossier effrayant de l’extermination des Serbes en Croatie.

Sitôt devenue indépendante en 1941, à la faveur des conquêtes allemandes, la Croatie a décidé d’éliminer la totalité des Serbes, des Juifs et des Tziganes de son territoire. Conformément au programme décrété par son ministre de l’Education et des Cultes, un tiers des Serbes devaient être expulsés, un tiers convertis au catholicisme, un tiers liquidés. Dans cette entreprise de purification religieuse autant que raciale, le régime fasciste croate avait reçu le soutien décisif, clairement engagé ou tacite, de la partie la plus influente du clergé catholique. Al’ heure où une impitoyable guerre de désinformation est orchestrée contre la Yougoslavie et les Serbes, ce document accablant dont les révélations n’ont jamais été contestées éclaire le présent d’une tout autre lumière: pour se blanchir d’un crime qui n’a jamais été expié, le plus commode n’était-il pas de compromettre ceux qui en furent les victimes? Le transfert de culpabilité du bourreau sur la victime n’est-il pas un principe de base de la propagande totalitaire? Car, pendant que l’opinion occidentale est aveuglée par la dramatisation médiatique des seuls crimes serbes, l’Etat croate, qui n’a jamais eu à répondre de ses méfaits passés, poursuit impunément, avec son président révisionniste Franjo Tudjman, la politique de purification initiée durant la dernière guerre.