Roman

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La cour maudite

Auteur : Andric Ivo

PRIX : 14.00 €

Traduit du serbe par Jasna Samic et Boshko Givadinovitch

Nous sommes à Istamboul. L’Empire ottoman domine d’immenses territoires, à l’est comme à l’ouest. Un des centres du monde. Mais un centre du monde qui a ses coulisses, ses recoins d’ombre, ses oubliettes, ses maudits.

La Cour maudite, c’est tout cela: l’envers du décor. La prison, un microcosme à l’écart. On y trouve réunis, par les caprices du destin, les figures les plus singulières. Individualités farouches, rêveurs impénitents, criminels endurcis. Un jeune prince déchu, écarté du pouvoir, un ex-bagnard, sorte de Vidocq devenu geôlier légendaire, des moines dont l’un deviendra le témoin des autres et le narrateur de ce récit.

Toute une humanité centrée sous le regard compatissant, mais aussi cruel et minutieux d’Ivo Andritch, qui, en dressant le portrait de ces hommes mis au rebut de la société, esquisse une méditation de portée universelle sur la condition humaine. Sur ce qu’il est convenu d’appeller, après l’Ecclésiaste : la vanité du monde.

Ivo Andritch est né à Travnik en 1892, dans une famille d’artisans. Il fit ses études à Zagreb, Cracovie et Vienne. Ses romans et ses nouvelles ont fait de lui le plus célèbre écrivain yougoslave du siècle. Citons Il est un pont sur la DrinaLa Demoiselle, l’inoubliable Chronique de Travnik, publiée à l’Age d’Homme. Parmi ses recueils de nouvelles, et toujours à l’Age d’Homme, La Soif et l’admirable Au Temps d’Anika. Sa reconnaissance mondiale a été scellée en 1961 par l’attribution du Prix Nobel de littérature.